Pressenti depuis plusieurs semaines comme potentiel candidat à l’élection présidentielle, François Hollande a confirmé, mercredi 2 septembre sur France Inter, qu’il ne participerait pas à la primaire à gauche, organisée en octobre par le Parti socialiste (PS) et Place publique.
« Je suis socialiste, je voterai à la primaire, bien sûr », a déclaré l’ancien président, précisant qu’il ferait savoir « le moment venu » sur qui portera son choix. « Il n’y aura qu’une seule candidature de la gauche sociale-démocrate, a-t-il assuré. Si le candidat ou la candidate désignée a la dynamique nécessaire [pour l’emporter], pourquoi viendrais-je, moi, interférer ? »
Pour l’instant, quatre candidats se sont manifestés : le chef de Place publique, Raphaël Glucksmann, les députés socialistes Jérôme Guedj et Philippe Brun, et l’ancienne candidate à la présidentielle en 2007 Ségolène Royal.
Le député socialiste de Corrèze a assuré ne pas se placer « dans une candidature », estimant qu’il y en avait « suffisamment aujourd’hui » et précisant qu’il « apprécierai[t] le moment venu ce qu’[il aurait] à faire ». « [Mon] calendrier, c’est le mois de décembre, parce que décembre, dans une élection présidentielle, c’est le mois-clé », a-t-il ajouté.
M. Hollande publie jeudi un nouveau livre, Unir. Nouveau monde, nouvelle gauche, dans lequel il présente « un projet » pour la France, en détaillant plusieurs mesures répondant aux besoins du pays, comme une augmentation de quatre points de la TVA afin de financer une revalorisation des salaires, ou l’investissement « massif dans la décarbonation et les nouvelles technologies ».
« Il y a aujourd’hui une nécessité que la France soit beaucoup plus forte qu’elle ne l’est aujourd’hui et qu’elle soit plus unie autour de la seule priorité qui vaille dans une société qui vieillit, c’est-à-dire la jeunesse, l’éducation, la formation, la qualification et aussi la transition écologique », a affirmé l’ancien chef de l’Etat.