Pour les traileurs et leurs accompagnants venus en voiture, l’épreuve d’ultra-endurance commence là : réussir à se garer. Lors de la semaine de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), la moitié des 30 000 personnes rassemblées autour de Chamonix (Haute-Savoie) optent pour ce mode de transport, selon le bilan carbone partagé par l’UTMB à l’association Protect Our Winters (POW). Ils sont 38 % à venir en avion, le reste en train ou autres transports, les déplacements représentant 89 % du bilan carbone. Alors que l’épreuve reine de l’ultra-trail s’élance, vendredi 28 août, pour 174 km de course autour du mont Blanc et 9 900 m de dénivelé positif, l’impact environnemental de l’événement continue de faire polémique.
« Nous saluons des émissions réduites de 3 % entre 2024 et 2025, mais elles représentent encore 2 tonnes par coureur », souligne Antoine Pin, directeur de POW France. Soit « le bilan annuel d’un individu dans un monde qui respecte l’accord de Paris ». Aussi, déplore-t-il, « cette baisse ne suffira pas à atteindre l’objectif de – 20 % en 2030. » Depuis la polémique autour du constructeur automobile Dacia, maladroitement choisi en 2023 comme sponsor titre d’un événement nature, et la fronde des athlètes qui s’est ensuivie, ce partenariat a pris fin en 2025. Et l’organisation, qui insiste sur le fait de n’avoir pas augmenté la jauge arrêtée à 10 000 coureurs – répartis sur huit courses – depuis 2019, en dépit de l’explosion des demandes, vante ses engagements en matière de politique environnementale.
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