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« Ça les tire tous vers le haut » : à Paris, des centres de loisirs accueillent ensemble enfants valides et en situation de handicap

« Ça les tire tous vers le haut » : à Paris, des centres de loisirs accueillent ensemble enfants valides et en situation de handicap

« Ça sent la rentrée, les “valides” reviennent. » Les animateurs le constatent dans tous les centres de loisirs, la fréquentation grimpe la dernière semaine d’août, pour les quelques jours entre la fin des congés des parents et la reprise de l’école. Mais Prescillia Lagaude, directrice du Centre de loisirs à parité (CLAP) de la rue de Clichy, dans le 9e arrondissement de Paris, postée devant la grille d’entrée, ce matin du mardi 25 août, effectue un décompte spécifique : « Hier, on avait 16 enfants en situation de handicap pour neuf dits “valides”. Aujourd’hui, on en a 15 pour 22 valides. »

Début août, ils n’étaient qu’entre un et cinq valides pour treize à quinze enfants « à besoins éducatifs particuliers », selon la dénomination officielle. « Ils partent moins en vacances que les autres », constate la jeune femme de 28 ans. D’où l’importance de structures comme le CLAP, qui accueillent « à parité » tous les enfants, durant les vacances scolaires et le mercredi après-midi. Il en existe huit à Paris pour les 3 à 13 ans, et un pour adolescents. Au niveau national, l’association Loisirs pluriel gère une trentaine de centres et espaces jeunes, auxquels s’ajoutent quelques rares initiatives municipales.

« Le CLAP, c’est un super soutien. Il n’y a pas beaucoup d’endroits où on fait de la mixité, apprécie Dorothée Griveaux, venue à vélo déposer Diane, 11 ans. A l’école, il faut se battre, il y a une mise à l’écart progressive. » Sa fille, qui a un trouble du neurodéveloppement rare, le Syngap1, entraînant un retard intellectuel et des troubles de la motricité, quitte à la rentrée l’école élémentaire, où elle fréquentait une unité localisée d’inclusion scolaire (ULIS), pour rejoindre un institut médico-éducatif (IME). Mais Diane reviendra au CLAP, où elle espère retrouver « un enfant “typique” qui l’a prise sous son aile ».

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