Sur le son de Conquest of Paradise, du compositeur grec Vangelis, tous s’élanceront à 19 h 45 de Chamonix (Haute-Savoie) à l’assaut de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB). A partir de vendredi 28 août, environ 2 300 concurrents de la 23e édition de la course reine de la discipline vont s’affronter sur les 174 kilomètres et 9 900 mètres de dénivelé positif de cette boucle autour du mont Blanc à travers la France, l’Italie et la Suisse. « Il n’y a pas un autre endroit où je voulais être ce week-end », a résumé, mercredi lors d’un point presse, Vincent Bouillard, vainqueur en 2024. « Il y a de la compétition et des attentes, mais le but, c’est d’abord de finir la course, a insisté celui qui est devenu, fin juin, le premier Français à remporter la Western States, autre monument de l’ultra-trail. C’est un parcours très difficile, très long, et une course très exigeante. »
Point d’orgue d’une semaine de huit courses réunissant environ 10 000 coureurs dans la vallée de Chamonix – non sans polémiques liées à leur impact sur l’environnement –, l’UTMB est l’un des quatre « Majeurs » de l’ultra-trail (avec la Western States et la Hardrock 100, aux Etats-Unis, et le Grand Raid de La Réunion). Et en dépit des forfaits des deux tenants du titre, le Britannique Tom Evans et la Néo-Zélandaise Ruth Croft, et de l’absence – sur blessure – d’anciens vainqueurs comme l’Espagnol Kilian Jornet ou l’Américain Jim Walmsley, le niveau reste élevé et nombreux sont les candidats à la victoire – les meilleurs mettront autour de vingt heures, les derniers devant terminer en moins de quarante-six heure et demie pour être considérés « finisseurs ». « Quasiment tous les meilleurs athlètes du monde seront présents. Avant les blessés de dernière minute, si on prenait les cent meilleurs traileurs du monde, quatre-vingt-dix étaient inscrits aux [différentes] courses de l’UTMB », a insisté le directeur sport de l’événement, Julien Chorier, auprès de RMC Sport.
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