Culture

Pause séries : « Sterling Point » ou la douceur retrouvée de l’adolescence

Pause séries : « Sterling Point » ou la douceur retrouvée de l’adolescence

CHRONIQUE

Pour ceux qui s’en souviennent, le ponton où se nouaient les confidences des adolescents de Dawson existe encore. Il se situe quelque part au bord d’un lac Ontario (à cheval sur la frontière américano-canadienne), qui sert de majestueux décor à un teen drama à petit budget et sans star, qui remporte un succès critique et public inhabituel depuis sa mise en ligne sur Prime Video, début août. Tendre et lumineux, drôle et par moments profond, Sterling Point débute au moment où Euphoria quitte les écrans – la série de Sam Levinson s’est terminée en juin –, pour en prendre l’exact contre-pied.

Plutôt qu’une descente aux enfers pavée d’expérimentations morbides et de décompensations psychotiques, la série de la Canadienne Megan Park choisit de raconter l’adolescence comme une éclosion, un entre-deux certes inconfortable mais fécond, voire un moment de la vie qui peut laisser de bons souvenirs.

Pour remettre au goût du jour ce genre un peu désuet qu’est la romance pour ados, Megan Park n’est pas allée puiser l’inspiration dans une saga littéraire pour « jeunes adultes », comme de nombreux fans l’ont pensé si l’on en croit les réseaux sociaux, mais dans sa propre expérience d’actrice de séries teenage, dans lesquelles elle a le plus souvent joué la « blonde de service » et dont elle connaît les écueils.

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