Une scène inédite doit avoir lieu, mercredi 23 septembre, à l’Assemblée générale des Nations unies. Alors que les débats font rage autour des risques de perte de contrôle de l’intelligence artificielle (IA), les deux plus grands patrons de société d’IA dans le monde, Sam Altman, PDG d’OpenAI, et son principal rival, Dario Amodei, PDG d’Anthropic, ont prévu de s’exprimer à la tribune. Une séquence à laquelle doit assister le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, porte-parole d’une position française encore flottante sur un sujet où Paris apparaît pris de court par l’accélération de ces grandes manœuvres disruptives.
Alors que les discussions sur la régulation de l’IA, notamment en matière militaire et de cybersécurité, étaient depuis des années engluées dans différents groupes de travail et commissions de l’ONU, elles vont pour la première fois, mercredi, avoir lieu au sein du Conseil de sécurité. C’est-à-dire dans l’enceinte généralement réservée aux sujets les plus régaliens, cœur de l’affrontement entre les cinq puissances mondiales qui en sont membres permanents : la Russie, la Chine, les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni. « C’est complètement inédit », assure Julien Nocetti, chercheur associé au Centre géopolitique des technologies de l’Institut français des relations internationales (IFRI).
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