Culture

« Les Eléphants dans la brume » met en lumière une communauté transgenre au Népal

« Les Eléphants dans la brume » met en lumière une communauté transgenre au Népal

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Tout est question de frontière dans Les Eléphants dans la brume, thriller queer du réalisateur et scénariste népalais Abinash Bikram Shah. Prix du Jury Un certain regard, à Cannes, le film s’ouvre à la lisière de la forêt, dans le sud du Népal, alors que des villageois organisent une battue en vue de contenir les éléphants. Il s’agit de les empêcher de piétiner les cultures.

Dans la même veine, la fiction tissée par le cinéaste nous confronte aux limites auxquelles sont assignées les femmes transgenres de la communauté kinnar – entre autres, elles ne doivent pas avoir de relations sexuelles. Tant que celles-ci restent dans le rang, elles sont tolérées : la société népalaise leur reconnaît un certain pouvoir, comme celui de donner leur bénédiction lors de cérémonies de mariage.

Pirati, interprétée par Pushpa Thing Lama, militante LGBTQIA+, est l’une d’elles. Son existence est rythmée par les devoirs et rituels de la vie locale, mais elle rêve de s’échapper avec son amoureux, qu’elle voit clandestinement. Le jour où l’une de ses « filles », Apsara (Aliz Ghimire), disparaît mystérieusement, Pirati part à sa recherche, et le film bascule dans le polar.

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