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Un « retard » scientifique et des « diagnostics tardifs » dans la prise en charge de l’autisme

Un « retard » scientifique et des « diagnostics tardifs » dans la prise en charge de l’autisme

« La France a perdu beaucoup trop de temps. » Le constat formulé par Philippe Fait, député Horizons du Pas-de-Calais, résume la teneur de la mission d’information sur la prise en charge de l’autisme qu’il présentait mercredi 27 mai à la délégation aux droits de l’enfant de l’Assemblée nationale. Individuellement, « les familles restent confrontées à des diagnostics trop tardifs, des ruptures de parcours (…) alors que la prise en charge précoce est essentielle ». Collectivement, « le pays a accumulé un retard considérable sur les connaissances scientifiques internationales, d’au moins vingt ans », complète la corapporteure, Isabelle Santiago, députée socialiste du Val-de-Marne.

Cette mission s’inscrit dans le prolongement de la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance, menée par la députée et dont le rapport a été publié en avril 2025. Elle avait alors souligné la « double vulnérabilité » d’enfants orientés vers l’aide sociale à l’enfance parce qu’ils présentent un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Ce trouble du neurodéveloppement se caractérise par des difficultés de communication et d’interaction sociale, couplées à des comportements ou intérêts répétitifs, avec des manifestations diverses, dont certains peuvent être confondus avec les manifestations de traumatisme ou entraîner des difficultés de prise en charge par les familles et les institutions scolaires.

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