De vingt et un ans le cadet de Roger Federer, Carlos Alcaraz n’a jamais eu l’occasion de croiser le fer avec lui sur un court de tennis. Pourtant, en mars, à Indian Wells (Californie), le Murcien se disait « fatigué » d’affronter le fantôme du Suisse « à chaque tour ». Il venait alors de vaincre le Français Arthur Rinderknech, pourtant éloigné au classement ATP, au bout d’un âpre combat. « J’ai l’impression qu’ils [les tennismen du circuit] jouent à un niveau incroyable, estimait le double tenant du titre à Roland-Garros. S’ils avaient ce niveau à chaque match, ils seraient mieux classés », se demandant s’il n’avait pas une « cible dans le dos ».
L’Espagnol, blessé et forfait cette année pour le tournoi de la porte d’Auteuil, n’est pas la première star à devoir se démener contre un adversaire prêt à se sublimer pour ferrer un « gros poisson ». La Française Elsa Jacquemot, 67e mondiale, aimerait également participer à cette pêche, elle qui rencontre Aryna Sabalenka (1re), jeudi 28 mai, au 2e tour de Roland-Garros. Pour y parvenir, il faudra probablement que « toutes les planètes » soient alignées, comme ce fut le cas pour Christophe Roger-Vasselin, le 31 mai 1983.
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