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Le gouvernement veut dissoudre un groupe d’ultradroite, Patria Albiges, et un groupe antifasciste, Front de rue

Le gouvernement veut dissoudre un groupe d’ultradroite, Patria Albiges, et un groupe antifasciste, Front de rue

Le gouvernement a annoncé, mercredi 3 juin, son intention de dissoudre deux groupements, l’un d’ultradroite, l’autre antifasciste.

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a proposé au président de la République, à l’occasion du conseil des ministres, « la dissolution de deux groupements », le premier étant un « groupement identitaire d’ultradroite » dénommé Patria Albiges, et l’autre un « groupement d’ultragauche » appelé Front de rue, a affirmé la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, devant la presse à l’issue de la réunion à l’Elysée.

Patria Albiges se présente comme un mouvement de jeunesse identitaire albigeois, qui se veut un « acteur politique pour alerter la population sur l’actualité et les phénomènes de société que sont l’immigration, l’insécurité, le “wokisme” ou l’islamisme ».

Onze militants d’extrême droite proches de ce groupuscule ont été récemment condamnés à des peines de quatre à huit mois de prison, avec sursis pour dix d’entre eux, pour avoir pris part à une expédition punitive contre un militant antifasciste en 2025.

Lutte contre les « groupes violents ultras ou extrêmes »

Agés de 19 à 29 ans, ils s’étaient rendus à Albi (Tarn), en avril 2025, cagoulés, armés notamment de matraques télescopiques et de poings américains pour s’en prendre à un militant antifasciste. Le porte-parole de Patria Albiges a été condamné en 2023 à huit mois de prison avec sursis pour avoir frappé deux jeunes Tarnais.

Front de rue est un groupe antifasciste implanté dans le Nord, notamment à Lille.

En février, après la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, M. Macron avait réuni des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les « groupes violents ultras ou extrêmes ».

Au sortir de cette réunion, plusieurs groupes, deux d’ultradroite (le Bloc montpelliérain et Patria Albiges) et un d’ultragauche, étaient visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’intérieur.

Depuis 2017, une cinquantaine de groupes, dont la Jeune Garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en conseil des ministres. Mais certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont déposé un recours auprès du Conseil d’Etat, qu’ils ont remporté.

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