Le candidat du parti Les Républicains (LR) à la présidentielle, Bruno Retailleau, a dévoilé mardi 22 septembre la réforme des retraites qu’il souhaiterait réaliser s’il était élu l’an prochain. Elle instaurerait un âge de départ minimal à 63 ans, le départ à taux plein à 65 et la capitalisation « pour les jeunes ».
« L’âge minimal de départ, c’est 63 ans », a affirmé sur LCI le leader de LR, qui entend néanmoins tenir compte de la pénibilité et s’engage à lancer des consultations avec les partenaires sociaux pour déterminer les professions qui feraient exception. Ce départ à 63 ans aura « une décote de 7 % par an », a averti le candidat LR qui instaurera le départ à taux plein automatique à 65 ans et non à 67 comme actuellement « même si vous n’avez pas toutes vos annuités, tous vos trimestres ».
En revanche, Bruno Retailleau a prévenu que cet âge de 65 ans pourra « bouger », car il veut établir une relation « entre l’âge de départ à taux plein et l’espérance de vie ». En clair, si l’espérance de vie augmente, l’âge de départ à taux plein progressera également. Cette réforme a pour objectif, selon lui, de « sauver la retraite par répartition et de faire » 40 milliards d’économies en cumulé sur cinq ans.
Entre 25 à 30 % de capitalisation
Bruno Retailleau propose également l’introduction d’une retraite par capitalisation « pour les jeunes ». « C’est fondamental pour les jeunes mais aussi pour nos entreprises si, demain, on ne veut pas que ce soient des fonds américains ou étrangers qui les rachètent », a expliqué le candidat LR qui cherche à décoller dans les sondages où il stagne entre 6 et 10 %.
« Mais ce qui est important, c’est que ce pilier-là de la capitalisation, ce n’est pas pour aujourd’hui, ce n’est pas pour les retraités d’aujourd’hui », a-t-il insisté, avant de détailler la part de la capitalisation dans la retraite des jeunes. « Je veux que dans un premier temps, ça représente à peu près un quart, soit 25 à 30 % des retraites des jeunes qui rentrent sur le marché du travail », a-t-il expliqué.