Dans une note publiée mercredi 26 août par la Fondation Jean Jaurès, l’essayiste, auteur de Contre la brutalisation de nos existences (Flammarion, 176 pages, 20 euros), et haut fonctionnaire Paul Klotz décrit comment les acteurs économiques, en particulier les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), ont contribué à engendrer de l’isolement chez les individus, pour ensuite mieux leur vendre produits et services destinés à atténuer la solitude ainsi créée.
Selon vous, on peut aujourd’hui parler du « capitalisme de la solitude ». De quoi s’agit-il ?
Je définis le « capitalisme de la solitude » comme un système économique dans lequel la solitude est passée du statut de phénomène non intentionnel à celui de ressource délibérément recherchée et exploitée. Il est principalement le fait des acteurs du numérique dont les services produisent de la solitude, l’entretiennent et en tirent profit, notamment avec les réseaux sociaux ou les « compagnons IA ».
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