Culture

« The Dog Stars », de Ridley Scott : un portrait de l’humanité entre paradis perdu et violence de la survie

« The Dog Stars », de Ridley Scott : un portrait de l’humanité entre paradis perdu et violence de la survie

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Le roman La Constellation du chien (Actes Sud, 2013), signé de l’auteur américain Peter Heller, prend une saveur particulière quand on le lit aujourd’hui. L’ouvrage décrit un univers postapocalyptique où la civilisation s’est effondrée à la suite d’une pandémie liée à un virus proche de la grippe. Seuls quelques rescapés ont survécu, vivant désormais en petites poches isolées dans un monde sans foi ni loi.

Pour Ridley Scott et ses scénaristes, Mark L. Smith et Christopher Wilkinson, qui livrent une adaptation en grande partie fidèle, tout comme pour les spectateurs du film, impossible de ne pas avoir en tête la multiplication des désastres sanitaires et écologiques de ces dernières années apportant une teinte plus inquiétante encore, et prophétique, au récit de cette humanité en perdition.

Sans doute du fait de cette origine littéraire spécifique − Peter Heller est un grand écrivain élégiaque de la nature −, The Dog Stars se démarque des productions postapocalyptiques auxquelles nous a habitués le cinéma en faisant cohabiter deux tonalités très contrastées. La première est intimement liée à son personnage principal, Hig (Jacob Elordi), poète et aviateur amateur bienveillant, amoureux de la faune et de la flore, hanté par la mort de sa femme, arpentant la terre et le ciel aux côtés de son fidèle compagnon canin, Jasper.

Il vous reste 66.82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué