Le banquier d’affaires Matthieu Pigasse (membre du conseil de surveillance du Groupe Le Monde) n’a pas pu participer à la primaire sociale-démocrate. Mais il « ne renonce pas à la bataille politique » à la présidentielle, où il entend « être utile » pour montrer que « des politiques de rupture sont possibles ».
« Je ne ferme aucune porte, je veux être utile. On est en septembre, personne ne connaît la photo finish des candidats et de l’élection », a déclaré M. Pigasse sur France Inter. Le patron de presse, propriétaire de Radio Nova, aurait voulu participer à une « primaire large » à gauche et a dénoncé « une primaire de cooptation », « où les candidats choisissent les candidats » et « où les candidats choisissent même d’une certaine façon leurs électeurs ».
Mais il « ne tourne pas la page » et veut « mener trois combats » à la présidentielle : « faire barrage à l’extrême droite », « œuvrer pour l’union de la gauche » et montrer que « des politiques de rupture sont possibles » comme il estime l’avoir fait sur l’annulation de la dette publique, son sujet de prédilection.
Vacances à 400 000 euros
Epinglé par le Canard enchaîné pour des vacances d’ultrariche cet été sur l’île Moustique dans les Antilles, il a admis que « les montants évoqués [plus de 400 000 euros pour trois semaines] puissent choquer même s’il n’y a pas de police des vacances ». « Je n’ai jamais caché avoir gagné beaucoup d’argent et que j’étais dans le champ de la taxe Zucman, c’est-à-dire un patrimoine de plus de 100 millions d’euros », a-t-il expliqué.
« Je suis riche et je considère que les plus riches doivent contribuer plus », a-t-il affirmé. « L’indécence, ça serait d’avoir de l’argent et de demander des sacrifices aux autres. (…) On est de gauche en fonction de ses valeurs et de ses engagements, pas en fonction de son compte en banque », a-t-il plaidé.