La note a été adressée à tous les chefs d’établissements de l’enseignement privé catholique, le 10 septembre. Dans un court texte, le secrétariat général de l’enseignement catholique (SGEC) demande que la journée du vendredi 25 septembre soit banalisée dans les établissements à l’occasion de l’arrivée du pape Léon XIV en France. « Cette visite constitue un événement exceptionnel par sa portée spirituelle, mais aussi historique, culturelle et internationale », justifie le SGEC, assurant avoir reçu de nombreuses demandes pour en faire un « véritable temps éducatif, en lien avec le caractère propre de nos établissements ».
Ce terme de « caractère propre », qui figure dans la loi Debré de 1959, octroie aux établissements privés sous contrat la liberté d’exprimer une identité particulière – en l’occurrence, religieuse – et de la traduire dans leur offre éducative. A la condition, toutefois, que les temps consacrés au projet religieux soient facultatifs pour les élèves et les enseignants, et ne soient pas financés sur fonds publics. Or, c’est bien une journée « obligatoire pour les élèves comme pour l’ensemble des enseignants et des personnels, au même titre que toute autre journée scolaire » que demande le SGEC dans son courrier, révélé par Libération et que Le Monde a pu consulter.
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