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Logement : à Paris comme dans les grandes métropoles, les tensions sur les locations gagnent toutes les catégories sociales

Logement : à Paris comme dans les grandes métropoles, les tensions sur les locations gagnent toutes les catégories sociales

Sur le papier, ils avaient le dossier parfait. Désireux d’emménager ensemble, Marion Mercier, 29 ans, juriste, et son compagnon, ingénieur en cybersécurité, se lançaient en mars dans la recherche d’un trois-pièces à louer dans l’Ouest parisien, à portée du RER A, qui dessert leurs emplois respectifs. Le budget du couple – 1 700 euros de loyer par mois au maximum – est conforme au marché. « Je pensais qu’on allait trouver rapidement, compte tenu de nos revenus », confie-t-elle. Il leur faudra pourtant six mois de recherche intensive avant de signer en septembre pour un trois-pièces situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) – 1 620 euros par mois, charges comprises.

« On a commencé par répondre à des annonces sur Seloger, Leboncoin, Bien’ici, PAP, sans aucun retour. Puis, j’ai appelé les agences, mais celles qui nous ont pris au téléphone se comptent sur les doigts d’une main », détaille Marion Mercier. Lorsqu’ils réussissent à décrocher une visite, elle est la plupart du temps sans suite : « On nous a dit que notre dossier était bon, mais qu’il y avait tellement de gens dont le dossier était bon aussi… »

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