« Je n’ai pas envie que ma vie s’arrête plus tôt parce que les transports ne sont pas accessibles, mais je ne veux pas que ma vie s’arrête parce que je ne sors plus. » Samantha Lefebvre, 23 ans, est malvoyante. Originaire du Sud, et venue en région parisienne pour ses études, elle apprécie de pouvoir se déplacer en transports en commun, sans « être dépendante de la voiture de quelqu’un ». Mais en février, elle s’est fait très peur, en tombant sur le bord d’un quai dépourvu de bande de vigilance podotactile, sur la ligne H, à Vaucelles (Val-d’Oise). « Je ne me suis pas blessée, je me suis dépêchée de remonter en m’appuyant sur mes coudes, car je savais qu’un déficient visuel était mort sur une voie, quelque temps avant. »
La jeune femme « inquiète et en colère » a prévu de manifester, samedi 19 septembre, place d’Italie, à Paris, pour demander plus d’accessibilité et de sécurité dans les transports en commun.
André Germain Dingome a eu moins de chance. Le 30 décembre 2025, il s’est tué en tombant sur le quai de la ligne 6 du métro parisien. Le 19 juin, un autre déficient visuel est mort à Lyon, sur la ligne A. « Ça nous fait peur, deux accidents mortels en six mois, c’est beaucoup », s’indigne Benjamin Rosan, qui a décidé d’organiser le rassemblement de samedi avec un collectif de jeunes déficients visuels.
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