Politique

La formation professionnelle, marqueur de la politique pour l’emploi d’Emmanuel Macron, subit un nouveau tour de vis de la part du gouvernement

La formation professionnelle, marqueur de la politique pour l’emploi d’Emmanuel Macron, subit un nouveau tour de vis de la part du gouvernement

Après le chômage et l’apprentissage, un autre marqueur de la politique d’Emmanuel Macron érigé en réussite est en train de s’effriter. Pendant son premier quinquennat, l’Etat avait fait de la formation professionnelle un investissement d’avenir. Huit ans plus tard, la logique s’est inversée. Les dépenses diminuent, des centres de formation sont en crise ou ferment leur porte et les régions critiquent le désengagement des pouvoirs publics. Dans un moment pourtant charnière où la question des compétences devient particulièrement stratégique.

Alors que l’intelligence artificielle (IA) et la transition écologique vont transformer les métiers et imposer de nouvelles qualifications, la politique d’expansion à l’œuvre depuis 2018 nécessite des moyens incompatibles avec le contexte budgétaire actuel. Après l’explosion des dépenses et des volumes pendant le premier quinquennat, la puissance publique cherche à reprendre le contrôle d’un système jugé désormais trop coûteux face à la croissance continue du déficit et de la dette publics. « Toutes les bonnes ambitions se sont heurtées à la dérive des finances publiques, ce sont les limites du système », relate l’ancien délégué général à l’emploi et à la formation professionnelle Bertrand Martinot. Selon l’économiste, « on peut faire illusion, mais au bout d’un moment, la réalité s’impose ».

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