Nul n’est prophète en son pays. Même François Bayrou. A quelques mois de la présidentielle et en plein procès en appel du MoDem dans l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, c’est sous le soleil provençal que les troupes du parti centriste se sont retrouvées, du vendredi 18 septembre au dimanche 20 septembre, à L’Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse). Une université de rentrée aux allures de sommet des non-alignés.
Eprouvé par la perte de la mairie de Pau en mars et sa chute de Matignon il y a un an, l’ex-premier ministre, 75 ans, a retrouvé le feu sacré. Même s’il a écarté toute candidature pour 2027, il cherche à peser sur cette élection afin d’assurer la survie de sa formation, dont la présidence sera remise en jeu en octobre 2027. Pour cela, il compte user du statut de force d’appoint du MoDem à l’Assemblée ainsi que de son propre pouvoir de nuisance.
Constatant une « absence de dynamique » et questionnant la « légitimité » des deux candidats du bloc central, Gabriel Attal et Edouard Philippe, le Béarnais s’est mis en quête d’un candidat « troisième voie » afin d’éviter la « menace imminente » d’un second tour entre le Rassemblement national et La France insoumise. Un profil qui rassemblerait, dès le premier tour, de la gauche à la droite modérée.
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