Culture

Dans sa minisérie « Mes morts tristes », sur Netflix, Pablo Larrain filme une danse macabre à la périphérie de Buenos Aires

Dans sa minisérie « Mes morts tristes », sur Netflix, Pablo Larrain filme une danse macabre à la périphérie de Buenos Aires

NETFLIX – À LA DEMANDE – MINI-SÉRIE

NETFLIX – À LA DEMANDE – MINI-SÉRIE

A peine né, Mes morts tristes existe déjà sous deux apparences : celle d’un très long-métrage (plus de trois heures) qui concourt pour la Concha (Coquille) d’or du Festival de Saint-Sébastien, en Espagne, remise samedi 26 septembre, et celle d’une minisérie en quatre épisodes d’un peu moins d’une heure, mise en ligne sur Netflix deux jours plus tôt. Cette indéfinition sied à une œuvre qui se tient en équilibre sur une multitude de frontières, qui se croisent toutes à Piedrabuena, un quartier déshérité de Buenos Aires. En ce lieu oublié de tous (Dieu, le gouvernement, la mairie, les services publics…) sauf de ceux qui y vivent ou survivent, le cinéaste chilien Pablo Larrain fait pousser un parterre de fleurs vénéneuses, dont les graines sont trois nouvelles de la romancière argentine Mariana Enriquez, qui a collaboré au scénario.

Ema (Mercedes Moran), médecin récemment chassée de l’hôpital où elle exerçait, se retire dans son pavillon de Piedrabuena, où sa mère vient de mourir. Ce qui ne veut pas dire qu’Ema pourra trouver le repos. Douée du pouvoir de voir et entendre les morts, la docteure tente en vain d’apaiser les souffrances posthumes de la vieille femme.

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