C’est un courrier qui date du 29 juin mais qui n’a été rendu public que lundi 31 août. Adressé par cinq rapporteurs spéciaux des Nations unies (ONU) au gouvernement français, il exprime leurs « vives préoccupations » concernant l’eurodéputée française d’origine palestinienne de La France insoumise (LFI), Rima Hassan, visée par plusieurs procédures judiciaires pour des prises de position publiques, le plus souvent sur le réseau social X.
Citant les « nombreuses poursuites engagées à l’encontre » de Mme Hassan, les cinq rapporteurs spéciaux craignent « que ces mesures ne constituent un harcèlement politique et judiciaire (…) et s’inscrivent dans une tendance croissante de répression par les autorités françaises des voix qui défendent les droits du peuple palestinien ».
Les rédacteurs de cette lettre, mandatés par le Conseil des droits de l’homme mais qui ne s’expriment pas au nom de l’ONU, ont été saisis par Rima Hassan et ses conseils. Il s’agit de l’Australien Ben Saul, rapporteur spécial sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, de la Bangladaise Irene Khan, rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, de la Colombienne Gina Romero, rapporteuse spéciale sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, de l’Américaine Margaret Satterthwaite, rapporteuse spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats et de l’Uruguayenne Ana Brian Nougrères, rapporteuse spéciale sur le droit à la vie privée.
Il vous reste 74.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.