Le métier d’enseignant, c’est la « vocation » de Mélody depuis « très longtemps ». L’étudiante n’a donc pas hésité une seconde à s’inscrire, lorsque le ministère de l’éducation nationale a décidé de réformer les concours de recrutement en 2026. Alors en licence 3, elle s’était préparée à devoir effectuer cinq ans d’études avant de pouvoir tenter sa chance ; avec la réforme, les épreuves devenaient accessibles à l’issue de trois années, et la réussite au concours ouvrait les portes d’un master de deux ans rémunéré. « C’est l’opportunité d’avoir très tôt une expérience de terrain, tout en étant payés dès la première année », se réjouit la jeune femme, qui a requis l’anonymat.
Comme ses camarades, elle a cependant essuyé les plâtres d’une réforme dont la mise en œuvre a été ballottée entre l’instabilité ministérielle et les contraintes budgétaires. « On apprenait un nouveau truc toutes les semaines, on ne connaissait pas les épreuves qu’on allait passer et notre université n’a pas mis en place de cours de préparation », énumère l’étudiante, qui a travaillé seule à partir des livres qu’elle s’est procurés. Mélody a finalement été reçue au concours de professeurs des écoles de l’académie de Versailles le 23 juin, et la voilà, à 21 ans, « élève-fonctionnaire » au sein de la première promotion du tout nouveau master enseignement et éducation (M2E), « impatiente » d’entamer sa formation.
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