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« L’ancienneté ne paie presque plus » : la hausse du smic accentue le décrochage salarial dans la fonction publique

« L’ancienneté ne paie presque plus » : la hausse du smic accentue le décrochage salarial dans la fonction publique

Le ministre de l’action et des comptes publics, David Amiel, l’a reconnu en janvier : le tassement des grilles salariales de la fonction publique est un « problème immense ». « Ça désespère les agents, qui ne voient plus de progression salariale », avait-il concédé à propos de cet effet réduisant le différentiel salarial lié à l’ancienneté et à l’expertise acquise.

En somme : l’ancienneté et les changements de grade et d’échelon associés rapportent de moins en moins. Le phénomène devrait d’ailleurs encore se renforcer à compter du 1er juin et de l’entrée en vigueur de la nouvelle hausse du smic. En réponse à la reprise de l’inflation, le salaire minimum augmentera de 2,41 % pour atteindre 1 867,02 euros brut mensuels, soit 43,99 euros de plus qu’aujourd’hui.

Cette revalorisation mécanique du smic va accentuer davantage le décrochage salarial de la fonction publique. Certes, pour qu’aucun agent ne soit rémunéré en dessous du smic, une indemnité différentielle devrait de nouveau être versée aux agents les moins bien payés. Ce fut déjà le cas en début d’année suite à la revalorisation du smic de 1,18 % au 1er janvier : 356 000 agents avaient alors bénéficié d’une telle indemnité, de l’ordre d’une vingtaine d’euros. Une obligation légale pour leur éviter une rémunération inférieure au salaire minimum.

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