« Pour moi, Yoda et la DZ Mafia, c’est du fantasme », affirmait Félix Bingui, en avril 2025, devant le juge d’instruction. Il s’en est patiemment expliqué, vendredi 29 mai, devant le tribunal correctionnel de Marseille qui le juge pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et blanchiment en récidive aux côtés de 19 coprévenus, affirmant avoir eu « zéro conflit jusqu’à maintenant ». N’avoir « jamais tué personne » et n’être « pas du tout violent ».
D’une voix posée, ce Marseillais de 36 ans à la carrure forgée en poussant la fonte des salles de sport pénitentiaires réfute le titre de patron de Yoda, un clan de narcotrafiquants défait par la DZ Mafia en 2023, année d’une terrible hécatombe – une cinquantaine de morts, sur fond de guerre des territoires marseillais de la drogue. « Soi-disant, je suis le chef de tel ou tel truc, mais ceux qui le disent l’ont vu sur les réseaux sociaux. » Il parle de « ragots », détaille un « snap », un message sur Snapchat, dont « tout Marseille parlait et ça a été repris par les médias ». Alors qu’à l’écouter, il faisait partie « d’un groupe de jeunes qui faisaient des activités ensemble et avaient la même passion pour les jeux ».
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