Le coup de grâce est tombé à la mi-mai : Le Grand Café de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), centre d’art en régie directe municipale depuis trente ans, labellisé en 2018 par le ministère de la culture, sera fermé. A la place, la municipalité dirigée par le socialiste David Samzun va lancer un appel à manifestation d’intérêt d’ici à la fin de l’année pour confier le bâtiment à un porteur de projet privé, focalisé sur la photographie. Avant la fermeture du Grand Café ancienne mouture, l’équipe sortante organisera deux dernières expositions, en juin puis en novembre.
Contactée par Le Monde, sa directrice, Sophie Legrandjacques, n’a pas souhaité réagir, en raison du devoir de réserve. Mais pour le milieu culturel, c’est la sidération. « Une décision d’une violence inouïe, incompréhensible », s’émeut un acteur local qui requiert l’anonymat, en décriant « le cas d’école d’une municipalité de gauche qui dérive ». François Quintin, directeur de la Collection Lambert à Avignon et ancien délégué aux arts visuels au ministère de la culture, ne décolère pas : « La mairie ne voit pas la résonance d’un tel lieu, à quel point c’est un levier important dans la carrière des artistes ».
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