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Présidentielle : la surenchère des candidats du bloc central sur l’immigration

Présidentielle : la surenchère des candidats du bloc central sur l’immigration

Son entourage n’en fait pas mystère : il s’agit de ne pas laisser le terrain au rassemblement national (RN). Depuis les images frappantes de l’intrusion, les 30 et 31 juillet, de 72 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta (dont 70 000 ont depuis été renvoyés au Maroc), Edouard Philippe, candidat Horizons à la présidentielle, multiplie les prises de position sur l’immigration, un thème au cœur de sa campagne pour 2027.

Il y a d’abord eu la publication, le 10 août, d’une tribune dans Le Figaro, pour affirmer sa volonté d’instaurer un « verrou Schengen ». Objectif : qu’aucun Etat européen ne puisse « engager seul une régularisation massive » de clandestins « au-delà d’un seuil défini collectivement » et « sans accord préalable ». Une attaque dirigée contre le plan de régularisation lancé en début d’année par l’Espagne, qui aurait selon le président d’Horizons créé un appel d’air pour tout le continent – bien que l’enclave nord-africaine de Ceuta n’appartienne pas à l’espace européen de libre circulation.

En visite à Mayotte le 21 août, quelques jours avant la venue du premier ministre Sébastien Lecornu, l’ex-chef du gouvernement s’est engagé, en cas de victoire, à suspendre les enregistrements des demandes d’asile et le droit du sol dans l’île, qui connaît un afflux régulier de migrants, pour l’essentiel comoriens, mais aussi à y interrompre les demandes de regroupement familial, pendant la durée du quinquennat. Il a également souhaité qu’un « centre de retour français » soit installé en Afrique de l’Est, « afin d’éloigner rapidement et massivement les étrangers en situation irrégulière installés à Mayotte ».

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