Culture

Alberto Rodriguez, réalisateur de la série « Anatomie d’un instant » : « Chaque Espagnol a une théorie sur ce qui s’est passé lors du putsch du 23 février 1981 »

Alberto Rodriguez, réalisateur de la série « Anatomie d’un instant » : « Chaque Espagnol a une théorie sur ce qui s’est passé lors du putsch du 23 février 1981 »

A 55 ans, Alberto Rodriguez s’est fait le chroniqueur de la transition démocratique espagnole, qu’il a vécue, enfant et adolescent. Par le biais du polar (La isla minima, 2015), du film carcéral (Prison 77, 2022) ou du thriller d’espionnage (L’Homme aux mille visages, 2017), le cinéaste a mis en scène la sortie du franquisme et les soubresauts de la démocratisation, toujours de manière oblique. Avec la minisérie Anatomie d’un instant, diffusée sur Arte, il prend le sujet de front en adaptant le récit éponyme de Javier Cercas publié en 2009, qui dissèque les prémices, l’accomplissement et l’échec de la tentative de coup d’Etat du 23 février 1981.

Comment en êtes-vous arrivé à réaliser cette série ?

C’est une commande de Domingo Corral, qui dirigeait Movistar [chaîne et plateforme espagnole], avec le producteur, José Manuel Lorenzo. Ils m’ont parlé d’une adaptation possible du livre. Je leur ai répondu non, car j’avais déjà réalisé des films autour de cette thématique. C’était un vendredi, ils m’ont dit : « D’accord, mais prends le livre. » Je l’ai lu pendant le week-end, et j’ai dit oui.

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