Carnet de bureau. Peut-on encore postuler sans passer par l’intelligence artificielle (IA) ?Un candidat sur deux y a recours dans sa recherche d’emploi, selon la dernière enquête Hellowork publiée à la mi-novembre sur les pratiques des candidats, menée auprès de 2 247 candidats et 489 recruteurs au printemps 2025. Les futures recrues disent l’utiliser pour se donner un maximum de chances avec un CV adapté, qui ne sera pas écarté par les algorithmes, ou une lettre de motivation optimisée en fonction de l’entreprise.
, remarque Loïc Le Terrien, directeur exécutif emploi chez Hellowork. L’enquête du site emploi montre que les candidats se sont déportés sur les outils IA pour préparer leur entretien et anticiper les questions du recruteur, puis comme assistant pendant l’échange organisé en visio, en se faisant souffler les réponses par un ChatGPT ou autre Gemini.
Les candidats se dopent à l’IA ne serait-ce que parce que trois recruteurs sur quatre s’en servent déjà, majoritairement pour rédiger leurs petites annonces, révèlent les résultats de Hellowork. , explique Loïc Le Terrien. Le bilan de la Cour des comptes publié le 7 janvier confirme que 56 % des agents de France Travail utilisent l’IA comme assistant de recrutement et jugent ces outils efficaces notamment pour l’analyse automatique des CV.
Une évidence
Les candidats qui s’appuient sur l’IA pour postuler font aussi ce que les recruteurs en attendent, présentant ainsi un échantillon de ce qu’ils savent faire. L’IA est en effet devenue la première compétence exigée par les employeurs dans le monde, d’après le . , commentent les auteurs de cette étude publiée en décembre par l’éditeur de logiciels de ressources humaines Cornerstone. En France, cette compétence est même devenue prioritaire sur l’anglais.
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