Culture

« Si tu tends l’oreille », de Yoshifumi Kondo : un film d’animation unique devenu légende

« Si tu tends l’oreille », de Yoshifumi Kondo : un film d’animation unique devenu légende

L’AVIS DU « MONDE » – CHEF-D’ŒUVRE

L’AVIS DU « MONDE » – CHEF-D’ŒUVRE

Si le Studio Ghibli s’est imposé au cours des années 1990 comme un phare de l’animation mondiale, certains titres restent encore inédits dans les salles françaises. Ainsi en va-t-il de Si tu tends l’oreille, sorti au Japon en 1995, qui arrive sur nos écrans à la faveur d’une récente restauration, après avoir longtemps circulé dans les festivals et en vidéo. Ce splendide conte réaliste est unique à plus d’un titre. D’abord parce qu’il est le premier long-métrage labellisé Ghibli à n’avoir été réalisé ni par Hayao Miyazaki ni par Isao Takahata (1935-2018), les deux fondateurs et piliers de la maison.

Ensuite parce qu’il demeurera le seul jamais signé par Yoshifumi Kondo, mort deux ans et demi plus tard, début 1998, à l’âge de 47 ans, d’une rupture d’anévrisme due au surmenage (un fléau dans le milieu). Talentueux animateur – le poulain était pressenti pour succéder à un Miyazaki qui parlait déjà de prendre sa retraite, toujours pas officialisée aujourd’hui ! –, Kondo laissait derrière lui ce chef-d’œuvre isolé, faramineux succès de l’année 1995 au Japon (numéro un du box-office avec 3,15 milliards de yens, soit 17 millions d’euros, de recettes), qui devrait suffire à inscrire son nom dans la légende du genre.

Il vous reste 73.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Vous avez peut-être manqué