Politique

Mobilisations sociales : à Marseille, Emmanuel Macron fait le mea culpa de l’Etat

Mobilisations sociales : à Marseille, Emmanuel Macron fait le mea culpa de l’Etat

Emmanuel Macron s’est déplacé à Marseille, lundi 26 octobre, pour tenter de redonner confiance en l’Etat dans une ville très durement touchée par les débordements du samedi 17 octobre. Une visite éclair, annoncée à la dernière minute pour éviter tout mouvement de protestation, dont le thème était, selon l’Elysée, « le retour de l’ordre ». Le président de la République n’est pas allé directement à la rencontre des Marseillais, se contentant de deux rendez-vous sous haute surveillance à l’hôtel de ville et à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Mais il y a diffusé des messages inédits depuis le début de la crise, reconnaissant clairement le manque d’anticipation de l’Etat avant le 17 octobre, « à Marseille comme ailleurs » et appelant le gouvernement de Sébastien Lecornu à « répondre aux demandes légitimes qui sont à la racine du mouvement social ».

Depuis quelques jours, Emmanuel Macron tente de reprendre la main sur une crise politique qui se prolonge de semaine en semaine, plombant la fin de son second quinquennat. Samedi 24 octobre, entre 410 000, chiffre du ministère de l’intérieur, et 800 000 personnes, selon les syndicats, ont défilé dans les rues du pays. Vendredi 23 octobre, le président de la République avait reçu des représentants des mouvements lycéens. Alors que d’autres journées de mobilisation – le 31 octobre et le 5 novembre – se profilent, le chef de l’Etat a annoncé l’annulation de son déplacement au Nigeria et au Sénégal prévu à la fin du mois. Son allocution au lendemain des émeutes du 17 octobre puis ses propos sur la « légitimité » à manifester lors d’un conseil de sécurité, jeudi 22 octobre, ont été durement critiqués.

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