Jean-Michel Blanquer a quitté le ministère de l’éducation nationale depuis bientôt cinq ans, en mai 2022. Le nom de l’ancien locataire de la Rue de Grenelle, qui a occupé le poste durant l’intégralité du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, ne figure plus sur les pancartes brandies en manifestations. Il n’est que très rarement prononcé sur les blocus des lycéens mobilisés qui, pour les plus jeunes, sortaient à peine de l’école primaire lorsque ce ministre à la longévité record a passé la main.
Pourtant, c’est bien l’héritage de son action politique qui se trouve aujourd’hui au cœur des mots d’ordre du mouvement lycéen massif que connaît le pays depuis la mi-septembre, et qui a justifié son audition devant la commission de la culture, de l’éducation, de la communication et du sport du Sénat, mardi 28 octobre. Un échange à l’occasion duquel Jean-Michel Blanquer a, en dépit des critiques, fermement défendu chacun des points de son bilan, dont il ne renie rien.
Certaines des récriminations des lycéens, notamment la pression scolaire, la lourdeur des emplois du temps et l’angoisse générée par l’entrée dans l’enseignement supérieur, « sont directement liés à des réformes que vous avez portées : celles du lycée et du baccalauréat, et Parcoursup », a rappelé dès l’ouverture de l’audition le sénateur Pierre-Antoine Lévi (Les Centristes, Tarn-et-Garonne), président de la commission.
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