Politique

Le rejet de la motion de censure des Ecologistes expose la division du Parti socialiste

Le rejet de la motion de censure des Ecologistes expose la division du Parti socialiste

Sans surprise, la motion de censure cosignée par le groupe Ecologiste et social et des députés « insoumis » n’a pas recueilli le nombre de voix suffisant pour renverser le gouvernement de Sébastien Lecornu, lundi 6 juillet. Avec 132 votes pour, il aura manqué 157 voix pour atteindre les 289 suffrages requis.

Par cet appel à la censure déposé le 2 juillet, les Ecologistes entendaient dénoncer l’inaction du gouvernement avant et pendant les deux canicules de mai et de juin. Trois jours plus tôt, un vif échange avait déjà opposé la présidente du groupe Ecologiste et social, Cyrielle Chatelain, et Sébastien Lecornu au sujet du nombre de décès dus à la chaleur.

Même unie, la gauche n’était mathématiquement pas en mesure de renverser le gouvernement sans les suffrages du Rassemblement national (RN). Or, les députés d’extrême droite étaient décidés à ne pas voter la censure. Sébastien Chenu, l’un des rares députés RN présents lundi 6 juillet dans l’Hémicycle, a d’abord vivement critiqué l’exécutif, coupable, selon lui, d’avoir « ruiné notre pays ». Avant d’égrener une longue liste de reproches envers les Ecologistes eux-mêmes, « nouveaux dons Quichottes, adversaires de la clim ».

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