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La mortalité à l’hôpital à cause de la chaleur, un sujet sensible déjà documenté lors de la canicule de 2003

La mortalité à l’hôpital à cause de la chaleur, un sujet sensible déjà documenté lors de la canicule de 2003

Souffrance du malade dans une chambre à 40 °C, rallongement du temps d’hospitalisation pour récupérer, difficultés à travailler et soigner à des températures insupportables… Dans les témoignages des patients comme des soignants, les quatorze jours de cette canicule de juin, d’une intensité extrême, ont fait surgir, dans une lumière crue, l’inadaptation du bâti hospitalier face à la chaleur.

C’est l’une des « fragilités » que le premier ministre, Sébastien Lecornu, a concédées, lors d’une cellule de crise interministérielle lundi 29 juin, à l’heure d’un premier bilan. Concernant cette « capacité de rafraîchissement des établissements de santé », il a évoqué « un défi logistique » et une « priorité absolue en cas de reprise du phénomène ». Dans la foulée de cette crise, l’exécutif a promis 100 millions d’euros pour équiper au plus vite les établissements face à la chaleur cet été. A plus long terme, l’enveloppe déjà dévolue à cette adaptation du bâti hospitalier doit être doublée, passant de 300 millions d’euros à 600 millions, pour les dix prochaines années. Une annonce qui a laissé de nombreux acteurs hospitaliers sur leur faim, au vu des besoins d’investissements, avec quelque 60 % du bâti hospitalier considéré comme vétuste.

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