Une maison de poupée en bois, d’abord de la taille d’un jouet, qui grandit soudain pour occuper toute la scène et servir de décor à la représentation ; une interprète et marionnettiste (Klore Desbenoit) à la tête recouverte d’un intrigant masque tout rond aux grands yeux écarquillés (créé par Vera Grassano), à l’image du visage du petit pantin qu’elle manipule ; de courtes séquences vidéo animées en stop motion qui viennent s’incruster comme autant de pastilles colorées dans les différentes pièces de la maison ; une nature omniprésente et luxuriante qui finit par envahir le plateau… Toutes ces images, et bien d’autres encore, constituent la force essentiellement visuelle du spectacle Grandeur nature, conçu par Magalie Nadaud.
De courts instantanés de vie
Aisément accessible au très jeune public (dès 3 ans), il peut se contempler comme un immense livre rempli de merveilleuses illustrations, sans presque aucun dialogue, uniquement quelques bruits de fond et une ou deux mélodies. Ce qui lui a valu d’être lauréat, en 2024, du dispositif La Couveuse, une plateforme nationale d’accompagnement artistique consacrée aux nouvelles écritures scéniques et aux formes innovantes pour la petite enfance (de 0 à 4 ans), portée par plusieurs lieux : le Théâtre Paris-Villette, le Théâtre Nouvelle Génération de Lyon, le Théâtre Molière de Sète (Hérault) et le Théâtre Am Stram Gram de Genève (Suisse).
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