Les demandes de réparation de deux anciens requis du STO définitivement rejetées par la justice

La cour administrative d’appel de Marseille a rejeté, mardi 8 juillet, la demande de deux anciens requis du service du travail obligatoire (STO), aujourd’hui centenaires, qui réclamaient une indemnisation de l’Etat pour leurs années de travail forcé en Allemagne durant la seconde guerre mondiale.

Aujourd’hui âgé de 103 ans, Albert Corrieri réclamait 43 200 euros, soit 10 euros de l’heure, au titre de sa rémunération pour la période de travail accomplie dans l’usine IG Farben de Ludwigshafen, du 13 mars 1943 au 15 avril 1945. Erpilio Trovati, 102 ans, réclamait lui 33 400 euros pour ses treize mois de STO dans une usine chimique près de Düsseldorf.

La cour a rejeté les demandes des deux hommes en se fondant, , a expliqué la cour administrative d’appel de Marseille dans un communiqué transmis mercredi. du STO, , a précisé la cour.

A l’audience, le 24 juin, à laquelle les deux centenaires n’avaient pas assisté, la rapporteuse publique avait recommandé le rejet de leur requête, invoquant comme en première instance la prescription. , avait-elle estimé, mettant en garde contre .

Combat pour la mémoire

, avait alors fait valoir l’avocat des deux hommes, MMichel Pautot. , a-t-il ajouté dans un communiqué, après la décision de la cour d’appel.

assure-t-il. dont ils ont été victimes, a demandé MPautot.

confiait de son côté Albert Corrieri au avant la décision, expliquant mener un combat avant tout symbolique pour la mémoire. L’argent, , ajoutait-il. Employé dans un restaurant du Vieux-Port à Marseille, Albert Corrieri avait été envoyé à 20 ans par le régime de Vichy dans une usine de charbon de Ludwigshafen pour soutenir l’effort de guerre allemand. A 103 ans, il garde une blessure au bras d’un bombardement allié qui a tué l’un de ses camarades.

Au total, près de 650 000 Français sont partis en Allemagne dans le cadre du STO. Ils ne sont plus qu’ encore vivants en France, selon l’Association nationale pour la mémoire du travail forcé.

Le Monde avec AFP

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