Comme son nom l’indique, la Coupe du monde de football est censée être un événement universel, une grande fête populaire. Du moins en théorie, car l’édition 2026, du 11 juin au 19 juillet au Mexique, au Canada et, surtout, aux Etats-Unis, où se joueront 78 des 104 matchs prévus, n’en prend pas le chemin.
La politique, tant intérieure qu’internationale, de Donald Trump complique l’organisation de la compétition et génère de nombreuses inquiétudes sur son déroulement. Dans ce contexte, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, brille par son silence. Il subit sans broncher les décisions du chef de file du mouvement MAGA (Make America Great Again, « rendre sa grandeur à l’Amérique »). Comme s’il était le spectateur impuissant des préparatifs d’un événement dont il est pourtant censé assurer la bonne tenue.
Le dirigeant a vanté à maintes reprises le Mondial . Mais il ne s’est pas ému des restrictions de visas − interdiction totale pour l’Iran et Haïti, partielle pour la Côte d’Ivoire et le Sénégal − imposées par l’administration américaine, qui empêcheront de nombreux supporteurs de se rendre aux Etats-Unis pour le tournoi. Que cela revienne, dans les faits, à interdire, par exemple, à l’immense majorité des fans du Sénégal, récent champion d’Afrique, de venir encourager leur sélection, ne semble pas lui poser problème. , assurait pourtant Gianni Infantino en mars 2017.
Les pratiques brutales de la police fédérale de l’immigration, qui a tué deux ressortissants américains à Minneapolis (Minnesota), en janvier, et fait peser une grande incertitude sur le climat social dans lequel se déroulera la compétition ? Le président de la FIFA n’y voit rien à redire. , balayait-il lorsqu’il avait été interrogé sur la présence de ces agents très controversés aux abords des stades lors du Mondial des clubs, à l’été 2025.
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