« Coup de chaud sur les carreaux de chocolat »

Le gros cadeau du cacao. Comme chaque année, le 1er octobre, le gouvernement ivoirien dévoile le prix payé au planteur pour les fèves collectées lors de la grande récolte qui vient de débuter. A quelques jours de la prochaine élection présidentielle, fixée au 25 octobre, Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat, a, lui-même, annoncé, mercredi, la bonne nouvelle aux agriculteurs. Egalement potentiels électeurs. En 2025, le prix d’achat du cacao, bord du champ, sera au plus haut. Il a été fixé à 2 800 francs CFA, soit 4,26 euros, le kilo. En regard des 1 800 francs CFA versés il y a un an et des 1 000 francs CFA de 2023, la progression est notable. Après avoir été payés trois cacahuètes pour leur labeur, les planteurs ivoiriens vont peut-être enfin se faire du beurre avec le cacao.

L’information était très attendue par les marchés, la Côte d’Ivoire représentant à elle seule 40 % de la production mondiale de poudre noire. Le deuxième acteur, le Ghana, avec près de 20 % des volumes mondiaux, a lui aussi sorti le chéquier, un peu moins épais toutefois, pour proposer un prix de 58 cedis (3,90 euros) par kilo de fèves.

Cette meilleure rémunération devrait inciter les agriculteurs à choyer leurs cacaoyers. De quoi accroître la quantité de fèves collectées. Or, c’est justement, une production maigrelette et des stocks raplaplas qui avaient mis le feu aux poudres en 2024. En fin d’année, le cours du cacao avait pulvérisé tous les records, s’approchant du seuil des 13 000 dollars (11 000 euros) la tonne à New York. D’autant que la spéculation avait soufflé sur les braises de ce marché enflammé.

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